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Compte Rendu
du Voyage en Afrique du Sud du 13 au 24 avril 2006
Rassemblement International pour la France
« United Prayer for France » - Responsable: Léon Coetzee
par Marylise Kelemen
Le 12 avril 2006, nous avons atterri (Samuel et Marylise) à
l’Aéroport de Johannesburg après un périple
en avion de 11 heures ! Nous avons rejoint Pretoria et le lendemain
nous partions pour un rassemblement international de prière pour
la France organisé par des descendants de Huguenots qui prient
pour notre pays depuis plusieurs années.
Le but du rassemblement était d’établir de solides
relations entre croyants Français et Sud Africains, tout en
incitant les descendants de Huguenots à développer un
amour, une passion pour la France, et à prendre une
responsabilité pour ce pays (à travers la prière
et l’action), afin que nous puissions voir la nation
française revenir à Dieu.
Henning Schikora de Vézénobres (30), notre «
traducteur » et ami nous attendait. Un jour plus tard, nous avons
été rejoint par un autre couple Gérard et Annette
Naud du Poitou (qui font aussi partie du Filet du Maître). Nous
étions donc cinq français et nous avons été
accueillis chaleureusement par une vingtaine de Sud-Africains. Nous
avons réalisé à quel point ces amis en Afrique du
Sud aimaient notre pays et consacraient beaucoup de temps à
prier avec ferveur en sa faveur.
Je voudrais rappeler une parole prophétique d’Anne
Griffith donnée en juillet 1998 : « J’ai vu deux
armées pour la France. Une armée était
déjà sur la terre de France. L’autre était
une armée qui venait de l’extérieur pour aider
à la moisson. La deuxième provenait de nations qui
avaient été bénies par les Huguenots. Après
les nombreuses persécutions et martyres, beaucoup de Huguenots
ont choisi l’exil, se basant sur les versets qui indiquent que
« si vous êtes persécutés dans une ville,
fuyez dans une autre. »
Beaucoup de ces Huguenots étaient
riches, fabricants et hommes d’affaires instruits.
Economiquement, la France a beaucoup perdu en chassant les Huguenots.
Mais les pays qui leur ont fait bon accueil ont été
considérablement bénis par leurs entreprises et
initiatives… Je crois que le Seigneur regarde maintenant les
descendants de ces réfugiés et les appelle au
retour… Il ne leur a pas été permis de finir leur
tâche, et elle reste pour que cette génération
l’accomplisse. »
Nous avons pu constater combien les descendants de nos ancêtres
en Afrique du Sud avaient été bénis, bien
qu’ils aient dû endurer à leur arrivée dans
ce pays bien des épreuves et un dur labeur. Et nous avons
considéré avec émerveillement combien le Seigneur
avait voulu ce voyage, qu’il était prophétique et
ouvrait une voie : en effet, le jour où nous sommes
arrivés à la conférence de prière
était le 13 avril 2006, et le 13 avril 1688 le premier bateau de
Huguenots débarquait au Cap ! Il n’y avait aucune
préméditation dans le choix de la date, mais le Seigneur
l’a voulu ainsi ! C’était comme s’Il nous
disait : « Vos ancêtres sont arrivés dans ce pays et
y ont prospéré, maintenant, c’est à vous
d’aller les chercher pour qu’ils reviennent. »
C’était très fort.
Nous avons commencé la conférence par un repas de Pessah
et nous avons été conduits à
célébrer la Pâque juive avec nos amis. Nous avons
vécu différents temps de prière, de partages et
d’actes prophétiques : un de ceux qui a le plus
marqué les participants a été la
célébration de la résurrection de notre Seigneur
Jésus-Christ sur une colline avec le lever de soleil sur la
prairie africaine.
Henning nous a conduit dans une méditation : La semence qui a
été mise en terre il y a plus de trois siècle
semblait morte mais le temps de la restauration est venu pour les
Huguenots (2 Pierre 1 : 19). L’étoile du matin est en
train de se lever dans les Cévennes pour qu’il y ait une
réconciliation entre les pères et les fils, entre les
Huguenots de France et ceux d’Afrique du Sud… ainsi que
ceux des autres nations.
Les Sud-Africains vont être envoyés dans le monde entier,
et ils seront envoyés de la bonne manière. Ils ont
été arrachés à leur terre et
transplantés dans une terre étrangère. Ils
partiront parce qu’ils seront envoyés par Dieu et les
autorités dans l’Eglise. Ils vont alors rebrancher leurs
racines qui ont été arrachées.
Henning a donné cette parole aux Sud-Africains : Vous allez vous
accrocher à moi parce que, dans tout ce processus, il faut que
votre identité soit en moi. Vous allez changer de gloire en
gloire et votre identité ne sera pas dans la fierté
d’être descendants de Huguenots, votre identité ne
sera pas en tant que Sud Africains, ni en tant que
français… Mais VOTRE IDENTITE SERA EN MOI ! »
Nous avons pris le repas de communion au lever du soleil en
mélangeant prophétiquement deux vins (français et
sud-africain). En effet, les huguenots en quittant leur terre avaient
emporté avec eux quelques pieds de vigne et ont
créé des vignobles en Afrique du Sud qui sont florissants
et portent encore aujourd’hui des noms français : La
Provence, La motte, La châtaigne, plaisir de merle, Mont
Rochelle, etc.
Tout au long de notre séjour en Afrique du Sud, une
pensée était bien présente dans tous les
cœurs : la famille se retrouvait ! Elle avait été
séparée pendant plus de trois siècles mais le
temps était venu pour les retrouvailles et la fête. Nous
avons symbolisé cela en liant ensemble
prophétiquement deux sarments : un sarment du Poitou et un
sarment d’Afrique du Sud symbolisant la famille retrouvée
et notre attachement respectif au divin Cep. Ce furent des moments
inoubliables passés dans un lieu extraordinaire, une oasis dans
le désert, appelée Goodland (le bon pays).
A la fin de ces quatre jours, nous sommes partis pour le Cap en avion
avec 7 Sud-Africains. Nous nous déplacions ensuite en mini-bus.
Nous avons passé la première nuit au Cap, où les
Huguenots ont débarqué le 13 avril 1688 et nous nous
sommes rendus le lendemain à Franschhoek (« Le coin des
français »).
Lorsque les Huguenots sont arrivés après un voyage
éprouvant où beaucoup ont trouvé la mort, ils se
sont avancés dans le pays et se sont établis dans une
vallée qui ressemble à certains endroits des
Cévennes.
C’est une très belle région, couverte de vignes.
Lorsque nous sommes arrivés, j’étais très
émue parce que j’avais l’impression de me sentir
« à la maison ». J’ai vu que le Seigneur
tenait ce lieu entre ses mains comme une perle dans son écrin et
qu’il l’avait protégée. Les projets de son
cœur demeurent de génération en
génération ! (Psaume 33 : 11)
En partant de France, j’ai vécu une expérience
à l’aéroport qui m’a montrée ce que
les Huguenots avaient vécu en fuyant et en étant
arrachés de leur pays : il y avait un écriteau au-dessus
du guichet au dernier contrôle avant de prendre l’avion
portant cette inscription : « NO RETURN after this line »
(NON RETOUR après cette ligne).
J’ai été
alors prise de panique et je voulais repartir en courrant en sens
inverse ! J’avais l’impression que je ne reverrai plus mon
pays, ni mes enfants… Je n’ai pas compris ce que je vivais
sur l’instant, mais ensuite, le Seigneur m’a dit : «
Voilà ce que mes enfants ont vécu lorsqu’ils ont
été arrachés de leur pays : il n’y avait
plus de retour possible ! Pour eux, la France, c’était
fini (leurs familles, leurs amis, leurs biens…).
Nous avons visité plusieurs fermes de Huguenots et nous avons
prié pour eux : nous les avons bénis et nous avons vu le
Seigneur réveiller les racines pour plusieurs d’entre eux.
Dans l’une de ces familles, à peine installés, le
fils de la maison est arrivé avec un plateau sur lequel se
trouvaient une bouteille de vin et du pain. Dès que je
l’ai vu, mon cœur a fondu et je ne pouvais plus
m’arrêter de pleurer : des sanglots montaient de mes
entrailles et je ne pouvais les contenir. Le Seigneur me montrait une
image : je voyais les familles de Huguenots partant de France. Et je
les voyais faire une dernière chose avant de monter dans le
bateau : ils prenaient la Cène avec ceux qu’ils laissaient
en France. Mon cœur était brisé et nous avons
vécu là un temps extraordinaire de
«RETROUVAILLES» de la famille et nous nous sommes
serrés dans les bras.
Un autre temps fort a été la visite du mémorial
des Huguenots à Franschhoek. C’était impressionnant
de réaliser que leur histoire est la même que la notre
à 8500 km de la France ! Nous avons prié à cet
endroit Ezéchiel 37 afin que les ossements
desséchés se rassemblent et que le Seigneur
réveille par son Esprit ce qui est encore endormi.
J’avais emporté ma grosse Bible et je l’ai
laissée en geste prophétique : les Huguenots, en arrivant
au Cap ont été obligés de parler le Hollandais et,
de ce fait, en une génération ils ont perdu l’usage
de leur langue ; ils ont du mal à apprendre le français
et c’est une souffrance pour eux. Avant d’arriver en
Afrique du Sud, j’avais des difficultés à parler en
anglais (bien que j’en ai fait 7 ans dans mes études !) et
j’étais « bloquée » (comme beaucoup de
français…). J’ai prié et j’ai
demandé au Seigneur que je puisse communiquer et le Seigneur a
débouché le puits de l’anglais dans ma vie) et
c’ést un vrai miracle (je peux le dire !). Samuel et moi,
avons prié pour que le Seigneur leur donne la facilité
pour apprendre le Français et qu’ils puissent lire la
Bible française (comme leurs ancêtres !). Nous avons aussi
appelé des français dans cette région pour
qu’ils viennent pour enseigner le français car il y a un
réel besoin.
Nous avons repris l’avion le 25 avril pour la France mais une partie de notre cœur est restée là-bas !
Le Seigneur m’avait donné le 18 juin 1999, «
l’appel du Général de Gaulle »… Nous
ne savions pas encore, à l’époque, que cela allait
s’appliquer à l’histoire des Huguenots afin de
rappeler les Huguenots dispersés pour qu’ils reviennent en
France afin de ramener la flamme du réveil.
Les Huguenots dispersés dans les pays de refuge ont besoin que
leur cœur soit réveillé dans leurs racines et le
Seigneur nous a donné cet appel que nous ne pouvons accomplir
(en son temps) ni par la force, ni par la puissance mais par son Esprit
!
Le 18 juin, alors que tout semble perdu pour notre pays, le
Général de Gaulle, appelle (depuis l’Angleterre)
les gens des nations à SE RASSEMBLER et à se joindre
à lui pour libérer la France et il dit : La France
n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Il y a des pays
autour d’elle qui n’ont pas baissé les bras et qui
peuvent l’aider. Et la dernière phrase de l’appel :
Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance
française ne doit pas s’éteindre, et elle ne
s’éteindra pas!
Nous avons fait cet appel prophétiquement : nous avons
appelé les descendants de Huguenots à revenir et nous
nous attendons à voir des Sud-Africains (et des Huguenots de
toutes les nations du refuge) arriver en France et dans les
Cévennes (certains y sont déjà !). Tout comme
Jérémie a été sorti du puits par un
Ethiopien, ce sont des étrangers qui vont aider à sortir
du puits le peuple prophétique français qui a
été muselé il y a bien longtemps. IL FAUT QUE LA
FAMILLE SOIT REUNIE ! (c’était le thème principal
de ces 15 jours).
Développons un cœur pour l’accueil de ces
étrangers ! Dans les Cévennes, l’étranger
n’est pas toujours bien reçu (en partie à cause de
notre histoire: les Huguenots sont partis et ils ne sont pas
revenus… Ils nous ont abandonné…) et cela a
développé un rejet de tout ce qui n’est pas
français…
Aujourd’hui, il est temps d’agir dans le sens contraire !
Ouvrons nos cœurs et préparons le chemin du Seigneur en
accueillant ceux qui viennent nous aider à GAGNER LE PAYS !
Suite à ce voyage, avec Henning et des amis anglais, nous avons
commencé tous les 15 jours des soirées de louange
franco-anglaise et je peux dire, en tant que descendante de Huguenots,
que cela contribue à nous ouvrir l’esprit et à
donner une vision élargie de l’avancée du royaume
de Dieu dans le pays et dans les nations.
Le tunnel est ouvert et la circulation est libérée entre
la France et l’Afrique du Sud (et plusieurs nations où ce
même appel a été fait par d’autres) ! Merci
au Seigneur pour la consécration de ces frères et
sœurs bien-aimés et pour leur amour pour la France et pour
les français ! Nous les bénissons !…
Le prochain rassemblement international de prière en Afrique du
Sud des descendants de Huguenots est fixé du 19 au 22 juillet
2007 (probablement suivi d’un séjour d’une dizaine
de jour dans le pays. Les modalités seront fixées
ultérieurement). Si vous avez à cœur cette vision,
réservez ces dates sur vos agendas. Le prochain circuit de
prière en France pour les croyants d’Afrique du Sud
aura lieu en octobre 2006. |
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