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Compte Rendu du Voyage
en Afrique du Sud 14 au 30 novembre 2007  
Rassemblement International pour la France
organisé «United Prayer for France (South Africa)»

par Marylise Kelemen (G
énerargue, France)

Le 14 novembre 2007, nous nous envolions pour la deuxième fois vers l’Afrique du Sud, pour le « Rassemblement international pour la France » organisé par « L’Union de Prière pour la France ». Nous étions 9 français : un couple de Marseille, trois personnes du Poitou, un couple de Toulouse et nous deux. Plusieurs origines ethniques : Cambodge, Suisse, Liban, Amérique et Angleterre (c’était important pour effectuer certaines démarches de demande de pardon : les bonnes personnes, au bon endroit et au bon moment !). Merci à chacun de vous pour votre participation, votre disponibilité et votre amitié !…

Cette conférence avait comme but de rétablir d’une façon nouvelle la connexion entre la France et ses enfants spirituels en Afrique du Sud (Malachie 4 : 5-6), et que nous, « parents français » nous bénissions les semences des Huguenots partis en Afrique du Sud il y a plus de trois siècles. (Ezéchiel 37 : 19, 21-23).

Nous avons aussi été encouragés à retrouver l’objectif de Dieu en tant que français : être le noyau d’un changement mondial. Dieu est en train de produire un vin nouveau : ce vin sera la production d’un mélange de fruits de différents sarments : les français d’un côté et les descendants des Huguenots dans les nations de l’autre. (Esaïe 65 : 8-9).

Nous avons donc commencé notre séjour comme en 2006, par un séjour à Goodland, une Oasis de verdure dans le désert. Ce fut un temps de rafraîchissement et de renouvellement dans notre vision, un temps de communion et de partage, un temps de bénédictions et d’encouragements mutuels.

Le message de notre séjour à Goodland a été centré sur la parabole des outres :(les vieilles et les nouvelles) ainsi que sur le vin nouveau. Nos amis d’Afrique du Sud ont fait 7 voyages d’intercession en France, mais Dieu est en train de faire quelque chose de nouveau, d’accorder une NOUVELLE DIMENSION.

Nous avons entendu le cœur de Dieu pour la France au travers de Paroles que nos amis ont reçu pour notre pays : « France, bien-aimée, nation de mon cœur, privée d’enfants et de véritable amour, Mon cœur se languit de ton retour à la vraie filiation. Me voici ! Ton Dieu et ton Père ! Je suis Celui qui te console, je te couvre de l’ombre de ma main. Mon amour te soutiendra et te restaurera. O, viens, ma précieuse mariée, grande en valeur et chérie, car ton temps de consécration est proche. A mes côtés, ta splendeur enflammera les nations, les mettant en feu avec amour. Me voici ! Ton glorieux marié ! Ecoute-moi, ô mon Peuple, prête l’oreille à ma voix, ô Ma nation ! Car je t’établirai pour être une lumière pour les peuples. France, bien-aimée nation de mon cœur, mon cœur se languit de ton retour à la vraie filiation. Même si tu es tendre, je te rendrai néanmoins forte. Je suis fidèle à mes promesses et elles ne seront pas abolies. O rayonnante mariée ! A mes côtés, ta splendeur enflammera les nations, les mettant en feu avec amour. Ecoute-moi, ô mon peuple, prête-moi l’oreille, ô ma nation, car je t’établirai pour être une lumière pour les peuples. »

Un prophète sud-africain a donné les paroles suivantes : « Il ne brisera pas le roseau. Il ne fera pas de mal à une plante fragile et faible. Son vent souffle mais ne provoque aucun dégât. Son vent souffle afin de laisser le changement venir. France, mon pays, tu es un roseau fragile. Tu as commencé à sentir le vent souffler. Tu sais dans ton cœur que le changement vient. Tu sens le battement de ton cœur s’accélérer. Tu sens la pluie du matin dans le vent d’est. La vie enfin : l’eau qui donne la vie tombe sur une terre sèche et assoiffée. J’ENVOIE UN VENT DE CHANGEMENT. J’envoie un vent qui, d’apparence, sera considéré comme dangereux, destructeur. Mais en cette saison mon vent n’amènera aucune destruction. Il apportera le changement.

En cette saison, je t’appelle à sortir de tes situations de sécheresse. Tu choisiras de ne plus être embourbée dans la boue sèche. Tu as tout le temps su que la saison de changement viendrait, et elle est devant toi en cette saison. Maintenant elle s’empare de toi. Mon bien-aimé pays, tu essaieras de résister au changement que je t’apporte, mais tu ne pourras pas résister. Mon changement coulera comme un fleuve en un lieu désertique. Mais ce n’est pas quelque chose qui poussera pour se dessécher, périr au soleil. Non, ce que je fais sera soutenu et maintenu par Moi. Ecoute-moi, mon bien-aimé pays ! Tout comme tu es allé apporter le changement dans de nombreuses nations, j’appelle de nombreuses nations à venir à toi. C’est au travers de ces nations que j’amènerai le changement en toi.

J’APPELLE CETTE NATION A L’INTIMITÉ. Tu ne peux plus compter sur les chevaux de l’Egypte, ni sur les navires de Tarsis. J’apporte le changement. Tu réaliseras que tu peux me faire confiance. Maintes fois tu as dit qu’il ne fallait pas se fier à Moi, que je n’étais pas digne de confiance. Mais en cette saison, je t’apprendrai à me faire confiance.

Dans les prochains dix-huit mois, je vais déplacer les fondations dans ce pays et ce continent. Ta base de confiance est en train de changer. Tu me feras confiance. Tu apprendras que je suis LE POURVOYEUR DE TON HERITAGE.

Détourne tes yeux des idoles des nations. Ne cours pas après les dieux d’autres nations. Je t’appelle à mon autel. Mais ce n’est pas un lieu de sacrifice, c’est UN LIEU D’INTIMITE. Je te montrerai qui Je suis et quel est mon cœur.

Un chant s’élève : Comme notre Dieu est grand ! Le pays rompt le mariage avec l’esprit du monde. La mariée ne courra plus après d’autres dieux. »

Ces paroles sont encourageantes pour notre pays, comme une PORTE D’ESPERANCE dans la vallée d’Acor ! (Osée 2 : 16-17). C’est dans le désert que le Seigneur parle à notre cœur (au cœur de Son Epouse bien-aimée) et nous attire à lui. L’appel de la France est d’être une nation qui change d’autres nations ; nous avons exercé prophétiquement l’appel qui est sur nous et notre nation : nous avons béni la descendance des Huguenots.

Pendant un temps de louange, j’ai eu une image : je voyais UN BIJOU : c’était UN COEUR. Il était séparé en deux parties égales, comme deux morceaux d’un puzzle. Ce bijou est parfois porté par les fiancés : chacun porte une partie du cœur et le jour du mariage, les deux parties sont réunies et le bijou est porté, en général, par l’épouse. Le Seigneur me montrait pendant le chant « Ton amour, ta puissance », que l’adoration qui montait vers lui en français et en anglais représentait ce bijou enfin réuni. Pendant longtemps, les deux parties du cœur ont été séparées et le cœur de Dieu a été brisé quand les Huguenots ont du quitter la terre de France. Ceux qui sont partis et ceux qui sont restés ont été séparés par des langues différentes. Mais, au fur et à mesure que nous adorions, je voyais les deux parties du cœur se rapprocher. Elles se sont emboîtés pour ne former plus qu’un seul cœur : UNE SEULE FAMILLE. Il y avait beaucoup de joie dans le ciel de voir les enfants réunis : c’était comme un jour de mariage, UN JOUR D’ALLIANCE. Je ressentais que cela ouvrait un chemin de guérison et de réconciliation non seulement pour la France, mais aussi pour l’Afrique du Sud.

Nous avons compris que nous devons continuer de louer et adorer le Seigneur en français et en anglais, même s’il y a parfois des incompréhensions et de nombreux obstacles. Cela ouvre un chemin vers la réconciliation avec les peuples et nous permet d’entrer dans l’appel qui est le notre : bénir les nations !

Nos pères en France étaient connus comme UN PEUPLE QUI CHANTE… Maintenant les Huguenots chantent aussi dans les nations et bénissent les pays dans lesquels ils ont été dispersés  !

Et ces fils dont la France fut privée reviennent ! (Esaïe 49 : 22). Ils sont partis de leur pays il y a plusieurs siècles en pleurant et en portant leur semence dans les bras. Ils ont gardé leur semence et elle s’est multipliée, mais ils ont perdu leur langue et leur identité en tant que peuple français ! Aujourd’hui, ils reviennent dans le pays de leurs ancêtres avec leurs gerbes car C’EST LE TEMPS DE LA RECOLTE. C’est le temps de lier ensemble les gerbes d’Afrique du Sud et les gerbes de France ; c’est le temps de partager nos récoltes afin que le pays de France soit nourri et sauvé dans les temps de famine qui viennent.

A Goodland nous avons été exhortés par une femme qui travaille dans l’intercession à entrer plus profondément dans l’intimité avec Dieu et apprendre à le connaître. « Les secrets du Seigneur sont pour ceux qui le connaissent. »

Nous avons aussi reçu un enseignement sur les outres : « Dieu veut faire quelque chose de NOUVEAU avec nous. Les vieilles outres ont trouvé leur limite, elles ne peuvent plus être agrandies. La raison pour laquelle le vin nouveau ne peut pas être déversé, c’est qu’il est toujours en train de fermenter et qu’il faut DES OUTRES NEUVES pour le contenir.

Nous sommes dans une nouvelle saison ! La pensée de Dieu est de nous donner un avenir plein d’espérance (Jérémie 29 : 11) : nos expériences et notre vécu sont parfois très éloignés de la vérité de Dieu. Dieu veut nous bénir mais il ne va pas nous garder dans notre « petit confort », parce que, quand nous nous sentons « à l’aise », nous sommes dans la chair. L’ESPRIT NOUS AMENE TOUJOURS PLUS LOIN POUR FAIRE GRANDIR NOTRE FOI.

Le peuple français est un peuple qui annonce les changements.  Nous appelons un nouveau fonctionnement. »

Nous avons aussi parlé de l’EPOUSE de Christ : Le vin joue un rôle très important dans la cérémonie de mariage chez les juifs. Les pères des deux époux négocient le contrat de mariage, et lorsque les modalités sont conclues, le fiancé offre à la fiancée un verre de vin. Si elle accepte le verre, elle accepte « l’arrangement ». Légalement, à partir de ce moment là, elle lui appartient, même si le mariage n’a pas encore lieu. Le fiancé pourrait partir pendant deux ou même trois ans, il aura toujours la possibilité de revenir à n’importe quel moment pour la prendre comme épouse.

Jésus est parti chez son Père préparer une demeure pour son Epouse. Quand il a proposé la coupe à ses disciples, il leur a dit : c’est mon sang, le sang de la nouvelle alliance. C’est une alliance de mariage. Lorsque les disciples ont accepté la coupe, ils ont accepté la proposition de faire partie de son Epouse. Judas lui, est parti avant que le vin ne soit présenté. Jésus dit ensuite : je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que je le boive à nouveau dans le royaume de mon Père (noces de l’Agneau). Quand les romains lui ont proposé du vinaigre à la croix, il a refusé.

Le vin joue un rôle très important dans la cérémonie du mariage ainsi que dans la fête qui suit (Voir les noces de Cana et le premier miracle de Jésus : l’eau changée en vin).

Dieu parle à la France d’un TEMPS NOUVEAU, d’un temps où il veut lui proposer UNE NOUVELLE ALLIANCE DE MARIAGE. Si l’Epouse accepte le vin, elle accepte la proposition.

Le futur Epoux est parti depuis de longues années ; l’Epouse (la France) a accepté à un moment donné la proposition de mariage, mais les enfants ne sont pas restés fidèles à leurs engagements. La France a alors cherché d’autres « hommes ».

Mais aujourd’hui, le Seigneur veut faire JAILLIR UN NOUVEAU VIN. Il veut accomplir la promesse qu’il a faite à son Epouse, pour cela, il faut un vin nouveau.

Mais si le Seigneur veut déverser un vin nouveau, IL FAUDRA DES OUTRES NEUVES, des gens qui se proposent pour donner leur vie, des gens qui laisseront Dieu remplir leur cœur jusqu’à la plénitude, des gens qui sortiront du fonctionnement mental (la raison) pour entrer dans le fonctionnement du cœur (l’Esprit).

Dieu a besoin de nous en tant qu’outres neuves pour transporter ce vin nouveau. Notre vieille outre, notre vin vieux, il faut le jeter ! Lorsque l’on a goûté du vin vieux, on n’aime pas le vin jeune car le goût du chêne manque. Et si l’on nous présente autre chose, on dit alors : ce n’est pas ce que je veux, JE VEUX MON VIN A MOI ! Avec le vin nouveau, le résultat n’est pas garanti de suite, il n’est pas stable et on ne sait pas s’il va devenir un bon produit.

Mais Dieu nous demande de prendre ce risque pour que nous puissions recevoir les choses qu’il veut nous donner. 

En France, tout est petit, mais ce n’est pas naturel, parce que Dieu veut autre chose. Nous avons l’image de la façon dont les choses doivent se passer. On s’attend à ce que tout soit petit et on est souvent plus dépendant de l’homme que de Dieu. Mais on a aussi peur de la grandeur et parfois même on la méprise. De plus, nous somme aussi assistés par l’Etat dans beaucoup de domaines, nous en devenons esclaves et cela influe sur notre vie.

Dieu veut nous faire sortir des murailles derrière lesquelles nous nous protégeons : elles nous donnent un sentiment de sécurité mais Dieu veut que nous dépendions de LUI : IL EST NOTRE SECURITE ! Si nous mettons plus de foi dans les choses qui nous menacent que dans le Seigneur… C’EST UN PECHE. Le Seigneur veut que nous soyons DES HOMMES ET DES FEMMES DE FOI, afin que nous soyons PRETS A TOUT ABANDONNER pour répondre à son appel.»

Après le rassemblement international pour la France, nous sommes partis pour le tour de prière « Vin nouveau », avec comme but de bénir les semences des Huguenots et des missionnaires français qui ont eu une grande influence en Afrique du Sud.

Nous nous sommes donc envolés pour le Cap. Nous sommes allés à la pointe extrême du Cap (Cap Aghulas).

En 1919, une personne a reçu qu’il y aurait le feu du réveil qui partirait de la pointe de l’Afrique et déborderait en Europe. Nous avons réalisé que Dieu était en train de relever ses fils pour prendre leur position d’autorité afin de RECLAMER L’AFRIQUE POUR DIEU. Des semences avaient déjà été déposées en cet endroit et nous avons simplement arrosés ces semences avec la parole prophétique et la louange.

Lorsque nous nous sommes rendus à cette pointe du Cap, ligne de partage entre les eaux de l’Océan Indien et de l'Atlantic, il y avait une tempête terrible, comme si tout était ébranlé et secoué. Nous étions « aux extrémités de la terre ». Psaume 48 : 11 : « Comme ton nom, ô Dieu ! Ta louange retentit jusqu’aux extrémités de la terre… »

Esaïe 42 : 10 : « Chantez à l’Eternel un cantique nouveau, chantez ses louanges aux extrémités de la terre…

Psaume 65 : 6 : « … espoir de toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer. »

Une parole a été reçue disant : « La France a, en tant qu’Epouse, un APPEL A LA LOUANGE et le chant de l’Epouse sera libéré en France par les Français et cela touchera le monde ». Nous avons chanté aux extrémités de la terre en Afrique du Sud : c’était LA LOUANGE DES ENFANTS DES HUGUENOTS qui revenait.

Nous avons aussi reçu que c’est le temps pour les Huguenots en Afrique du Sud de toucher le continent Africain, car ils ont reçu cet appel d’amener l’Evangile aux nations d’Afrique.

Alors que nous étions dans cet endroit, j’ai eu une vision du continent africain : il s’élevait des cris et des pleurs. Il y avait une grande souffrance… Mais j’ai vu les bras du Seigneur entourer l’Afrique et la bercer comme on berce un enfant. Comme un enfant que sa mère console, le Seigneur consolait l’Afrique (Esaïe 66 : 13 - Esaïe 49 : 14-15).

J’ai entendu les paroles de ce chant de consolation et de guérison : « Afrique ma bien-aimée, TU N’ES PAS OUBLIEE. Je suis ton Créateur, ton Epoux et je t’aime d’un amour éternel. C’est moi qui ai posé tes limites et c’est moi qui ai dit à la mer : Arrête-toi là ! Je t’ai façonnée avec amour : TU M’APPARTIENS !

Je vois ton cœur, Afrique, je vois ta souffrance et j’entends tes cris. J’ai placé en toi UN FEU DE PASSION POUR MON NOM, et ce feu ne s’éteindra pas. Tu as été maltraitée et opprimée… Mes yeux l’ont vu, mon regard ne t’a jamais quitté et mon cœur a été brisé par ta souffrance.

Mais je t’ai choisie comme un flambeau pour les nations pour apporter la lumière et la vie. REJOUIS-TOI, Afrique, ma bien-aimée, parce que si tu es tombée, TU TE RELEVERAS. Si tu es assise dans les ténèbres, Moi, l’Eternel, je serai ta lumière. » (Michée 7 : 8) et rien ne pourra éteindre ce feu que j’ai placé en toi. Regarde vers l’Eternel, Afrique, Mets ton espérance dans le Dieu de ton salut ! Moi, ton Dieu, je t’exaucerai ! Réjouis-toi Afrique, ma bien-aimée, Tu n’es pas oubliée et les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée. Ta postérité envahira les nations. Ne crains pas, tu ne sera point confondue, ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée. Mais TU OUBLIERAS LA HONTE DE TA JEUNESSE, et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage. Car Moi, l’Eternel, je suis ton Créateur et ton Epoux. L’Eternel est mon nom. »

Je t’ai choisie pour porter mon nom jusqu’aux extrémités de la terre ; tu te répandras dans les nations et tu les embraseras du feu que j’ai mis en toi. Esaïe 49 : 14-15 : Ne dis pas, Afrique : l’Eternel m’abandonne, le Seigneur m’oublie. Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait : MOI, JE NE T’OUBLIERAI POINT.

J’ai vu ta souffrance, j’ai entendu tes cris. JE VIENS MAINTENANT POUR TE CONSOLER.

Ecoute, Afrique, écoute le chant de ton Bien-aimé qui s’avance vers toi. Ecoute la voix de celui qui domine sur les nations et qui te dit : PRENDS COURAGE, LEVE-TOI et SOIS ECLAIREE, car ta lumière arrive, et la gloire de l’Eternel se lève sur toi. Voici les ténèbres couvrent la terre et l’obscurité les peuples ; Mais sur toi, l’Eternel se lève, sur toi, sa gloire apparaît. » (Esaïe 60 : 1-2) Nous avons donc « béni les pieds de l’Afrique comme des messagers de bonne nouvelle. Nous avons proclamé Jérémie 29 : 11 : Un avenir et de l’espérance (Cap de bonne espérance). Nous nous sommes bénis mutuellement et ces choses ont été scellées par le son du Shoffar.

Nous avons encore parlé de vigne : Souvent, lorsque les parents vieillissent, ils réalisent qu’ils n’ont pas passé assez de temps avec les enfants. L’heure est venue de recevoir avec une grande joie ce temps qui sera passé avec les petits enfants. Ce qui n’a pas été fait avec les enfants, Dieu va le redonner, dans une multiplication de joie, avec les générations qui suivent.

Quelqu’un a reçu une image : d’un côté il y avait une vigne forte et vigoureuse et d’un autre côté une vieille vigne qui était négligée et qui était en train de mourir du fait du manque de soins dont elle avait souffert. Les branches n’étaient plus taillées. Nous nous sommes repentis devant Dieu en tant que descendants de Huguenots et Sud Africains. La vigne représentait les ancêtres Huguenots arrivés en Afrique du Sud. Cette vigne a été négligée petit à petit et il n’y a plus eu d’investissement. Les choses du monde ont pris une grande importance. Nous avons demandé à Dieu de susciter une génération qui soignera cette vigne et qui produira un vin spirituel de meilleure qualité que le vin de ce monde. En tant que « parents français », nous avons béni cette vigne d’Afrique du Sud qui a été négligée, mais nous nous sommes aussi repentis pour la vigne spirituelle de France qui est encore plus atteinte que celle d’Afrique du Sud.

Nous avons été appelés par les enfants d’Afrique du Sud à REPRENDRE NOTRE PLACE en tant que parents français. Parce que si nous ne le faisons pas, nos enfants ne sauront jamais comment nourrir la vigne et comment produire du fruit. Même si nous pensons que nous avons perdu nos connaissances dans l’art de cultiver la vigne, nous devons retrouver notre place. La raison pour laquelle le Seigneur veut susciter des parents en France, c’est qu’il veut élever ceux qui seront des parents pour d’autres nations.

Après le Cap, nous sommes allés à Franshoek (le coin des français). En arrivant sur place, j’ai été émerveillée de voir l’eau qui ruisselait de toutes les montagnes alors que ce n’était pas le moment des pluies. C’était exactement la vision que j’avais eue en avril 2006 ! (Alors qu’il faisait très sec). J’avais vu de l’eau couler des montagnes qui surplombaient Franschoek et s’écouler dans la vallée. Il y avait des retenues d’eau et l’eau s’écoulait de l’une à l’autre, les remplissant et s’écoulant jusqu’au bout de la vallée. Nous avons vu dans le naturel, ce que le Seigneur était en train de faire dans le spirituel !

Nous avons passé quelques jours près de Wellington dans une maison d’hôtes. Cela faisait du bien de se poser à un endroit pour quelques nuits ! De là, nous avons fait des sorties pour visiter des fermes de descendants de Huguenots et des maisons de prière. Et nous sommes allés dans la maison d’Andrew Murray à Wellington. C’était un serviteur de Dieu puissant. Il a écrit plusieurs livres (dont le plus connu est intitulé : « Demeurez en Christ »).

Cet homme de Dieu a fondé un collège (le collège Samuel) où il a enseigné : les deux directions principales de son enseignement étaient CONSECRATION et ECOUTE DE DIEU.

Il se plaisait à dire qu’il formait « des ANES » par opposition à son frère, qui avait lui aussi fondé un collège théologique où il formait des ERUDITS. Andrew Murray formait des « ânes » pour porter Jésus vers le monde perdu sans Dieu. A la fin de leurs études, il disait à ses étudiants : « Vous avez étudié pendant des années… Souvenez-vous que maintenant vous n’êtes que des « ânes » au service du Seigneur.

Dans cette maison d’Andrew Murray, j’ai vécu une expérience particulière. La maison était fermée et lorsque l’historien qui nous guidait, a ouvert les volets, la lumière est entrée soudain à flot dans la pièce. A ce moment-là, j’ai eu une vision : dans la lumière qui jaillissait, j’ai vu un ange de grande taille qui me tendait un rouleau avec ces mots d’Ezéchiel 3 : 3 :

« Nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que je te donne. » Au moment où je prenais le rouleau des mains de l’ange, IL EST DEVENU UN BATON DE RELAIS.

J’ai eu alors l’image des rouleaux de Kumran lorsqu’ils ont été mis au jour, après avoir passé des années dans l’obscurité, protégés dans une grotte. La découverte était subite parce que c’était le temps !

Il s’agissait de reprendre le flambeau d’Andrew Murray : un renouvellement de CONSECRATION ET D’ECOUTE DE DIEU.

Ces choses avaient été cachées à Wellington jusqu’à ce jour parce que ce rouleau devait être transmis aux descendants des Huguenots de France et D’Afrique du Sud, à LA FAMILLE REUNIE.

Andrew Murray vivait dans l’humilité, la consécration totale et l’écoute de Dieu : il en a porté les fruits par un ministère puissant dans l’Esprit.

Ce rouleau, nous avons la responsabilité de le manger, de nourrir nos entrailles (plutôt que nos têtes) mais aussi de LE TRANSMETTRE aux générations suivantes lorsque nous l’aurons assimilé. (Psaume 78 : 3-8).

C’était un moment très important pour la France et l’Afrique du Sud (et d’autres nations…), un temps où les choses cachées étaient révélées à la lumière (Daniel 2 : 22) pour le Corps de Christ en Afrique du Sud et en France.

Il y a encore beaucoup de choses que nous avons vécues, mais il est difficile de tout raconter en quatre pages…

Un autre temps fort de notre voyage qui « couronnait » ( !) le tout a été notre visite au Lesotho.

A la frontière du Lesotho, un groupe d’intercesseur nous attendait sur le parking. Ils étaient déjà en train de prier et nous nous sommes sentis de suite à l’aise au milieu d’eux. Nous avons proclamé le Psaume 24 en quatre langues : le Bantou, le Sud-Africain, l’Anglais et le Français. C’était l’endroit idéal (les portes du pays !) pour proclamer que le Seigneur de gloire faisait son entrée dans le pays !

Le Lesotho a été évangélisé par trois jeunes missionnaires (23 à 25 ans) en 1832 : c’était alors un pays où se pratiquait le cannibalisme, et les guerres fratricides sévissaient. Les missionnaires ont demandé à être accueillis par le Roi Mosheshe ; il a entendu le message de l’Evangile et il s’est converti. La femme d’un des trois missionnaires a prophétisé au roi qu’à la septième génération, Dieu visiterait à nouveau le pays. Le roi actuel est la septième génération ! Ce que nous avons vécu au Lesotho a été un moment particulier et riche prophétiquement. En 2005, des gens du Lesotho ont commencé à marcher sur les hauteurs de leur pays parce qu’ils ont eu une vision : un feu partait du Lesotho, passait par le Cap pour aller se répandre plus largement ailleurs.

Nous avons réalisé que ce que nous vivions n’était pas seulement pour nous mais que cela aurait des répercussions sur le reste du Corps de Christ en France dont nous étions les représentants. Nous sommes allés sur le lieu du futur parlement qui était en construction. La première pierre n’avait pas encore été posée. Nous avons remis la nation et le gouvernement entre les mains de Dieu et béni ce lieu pour qu’il y ait des hommes et femmes dans le gouvernement qui soient remplis de l’Esprit de Dieu. Il était midi, les ouvriers se sont rapprochés : une femme leur a annoncé l’Evangile et ils se sont donnés au Seigneur. Ils ont ensuite demandé que nous les bénissions dans la prière. Nous avons pu voir les fruits directs et immédiats de nos prières ! Nous avons été impressionnés, mais pour nos amis africains, c’était quelque chose de naturel !

Nous nous sommes ensuite rendus à l’église de Maseru. Et là, sur le pas de la porte, j’ai vu un brasier et la main du Seigneur qui trempait des flèches dans ce brasier. Avant de rentrer au Lesotho, j’avais fait un rêve : il y avait un arc bandé depuis l’Afrique du sud. La main de Dieu bandait cet arc et envoyait des flèches de feu depuis l’Afrique du Sud vers la France. Ces flèches enflammées partaient dans différentes parties de la France. Le pays était comme un désert : il était très sec, il n’y avait pas d’eau. Partout où ces flèches touchaient le sol, il s’embrasait et le feu se propageait plus loin. Plus le pays était sec et aride, plus le feu prenait vite.

En voyant ce brasier, j’ai compris que ces flèches, c’était nous les français. J’ai revu l’arc de mon rêve et cet arc avait deux bouts : d’un côté c’était le Lesotho et de l’autre l’Afrique du Sud. Et nous étions renvoyés en France comme des flèches de feu que le Seigneur avait enflammées pour bénir le pays.

C’était un moment historique où la bénédiction que les premiers missionnaires français avaient amenée au Lesotho revenait vers la France.

Lors de la dernière réunion de prière au Lesotho, nous avons été prophétiquement envoyés vers la France par les intercesseurs d’Afrique du Sud et du Lesotho comme des flèches embrasées.

Nous sommes ensuite partis vers le palais d’été du Roi où nous devions être reçus par « Sa majesté Letsie III » et son épouse la reine Masenate.

Une petite anecdote : En partant de France, nous avions eu à cœur de prendre avec nous une bouteille de la cave de l’un de nos amis, dont l’épouse a été ministre en France. Nous ne savions pas pour quelle utilité. Quand nous avons appris que nous verrions le Roi, nous avons su ! Nous avons offert cette bouteille de vin au Roi en cadeau de la part de la France. C’était prophétique : un responsable de notre gouvernement français bénissait les autorités du Lesotho. Le Roi était très content de ce présent !

La mère du Roi est une femme de prière : elle a prié pour son fils et pour sa nation. Elle a prié pour l’accomplissement de la prophétie donnée au Roi du Lesotho sept générations plus tôt.

Nous avons lu une lettre d’une descendante de l’un des premiers missionnaires, prié pour le roi et apporté quelques présents. Le Roi était très ému et a remercié au nom de son pays pour le médicament si important qu’il avait reçu sous la forme de la prière. La journée a fini avec une collation offerte dans les appartements du Roi et de la Reine.

En faisant cette visite au Roi du Lesotho, nous avons réalisé tout l’égard que l’on doit à un souverain et nous avons pris toute la conscience du fait que, bien souvent, nous venons devant le Roi des rois et le Seigneur des seigneur sans beaucoup d’égard et de révérence… Une bonne leçon pour nous !

Nous sommes rentrés en France un peu « étourdis » par tout ce que nous avions vécu en si peu de temps mais remplis d’une espérance : LE SEIGNEUR AMENE UN VENT DE CHANGEMENT dans notre pays ! Soyez bénis et que nous soyons CONSACRES et A L’ECOUTE de ce que Dieu est en train de dire !..



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